L'HISTOIRE D'UNE FAMILLE, UNE FAMILLE DANS L'HISTOIRE, DES HISTOIRES DE FAMILLE











l'Histoire de la famille VILAIN la famille de mon Père, et de la Famille CHAUVET celle de ma Mère








Si des membres ou des amis de la famille , ont des documents, papiers ou photos concernant notre famille, ou ont connaissance d'anecdotes et d'informations ils peuvent me contatcter et/ou m'adresser ces documents en les scannant et me les envoyer par mail:
j-philippe.vilain@wanadoo.fr






















samedi 29 janvier 2011

MARCELLINE VILAIN NEE DURAND, MA GRAND-MERE

    Le siècle avait 8 ans, Armand FALLIERES est Président de la République, nous sommes à AIZENAY en Vendée, dans le marais breton.



Armand FALLIERES, Président de la République



 Nous sommes le 1er Mars1908 et il est 4 h00 du matin, quand, dans une ferme du lieu-dit "Bois-Fradin", les premiers cris d'un nouveau né résonnent.Une naissance viens d'avoir lieu au sein de la Famille DURAND. 
    Vers 14 h 00, Jean-Louis DURAND, 36 ans, Cultivateur (métayer) , présente le nouveau-né à Monsieur Victor NEUVEU, le maire de la commune, dans son bureau à la Mairie .
Comme il se doit, Jean-Louis est accompagné de deux témoins. Ce sont des amis de longue date, Camille PICARD, charron de 23 ans, et Louis GUILLAUD, Cirier de 52 ans, tous deux d'Aizenay.



Aizenay, le champs de foire
     Monsieur le Maire enregistre donc officiellement la naissance de la petite fille : Marcelline, Helène, Eloïse DURAND née de Jean-Louis, André DURAND et de Amélina, Marie, Armantine SAUZEAU, 30 ans , son épouse. Sa vie sera longue et mouvementée comme nous le verrons. Une enfance heureuse et aimée de ses parents, Marcelline, grandit à la ferme où vit et travaille toute la famille comme il se doit à l'époque. Enfance partagée entre travaux de la ferme et l'école. C'était le temps où les enfants des campagnes nourissaient les animaux avant d'aller à l'école, puis allaient garder les vaches, les moutons ou les oies apres les cours, ou tout simplement allaient recolter l' "Herbe aux lapins", ces herbes fraiches et grasses ceuillies dans les fossés, ou sur les tallus des chemins creux, et qui servaient a engraisser les lapins.

 Ma Grand-mère avait une certaine nostalgie de son enfance qui ne lui avait laissée  que des bons souvenirs,  emaillés de petites anecdotes.
    C'était l'époque heureuse, disait elle, ou, lorsqu'on travaillait dans les champs et que si  l'on entendait arriver une des rares automobiles, on cessait le travail, et on courrait sur le bord de la route pour la voir passer. C'était l'époque où, une fois par mois on allumait le four commun à tout le hameau, pour cuire le Pain, mais aussi gâteaux, et plats familiaux qui étaient amenés pour profiter de la derniere goutte de chaleur qui rayonnait encore du four après la cuisson des pains.


    Très appliquée à l'école, elle se fait remarquer par sa facilité à apprendre, elle continuera sa scolarité à l'école catholique et obtiendra haut la main son certificat d'étude.
    Sa mère l'inscrira aux "Enfants de Marie", association catholique, et elles participera activement aux défilés et Fêtes votives du diocèse. Son rêve était de devenir couturière, elle sera donc placée en apprentissage.  Elle gardera toute sa vie la soif de lire et d'apprendre. je possède encore les livres de prix qu'elle avait gagnés. Ces Grands livres de valeur (à l'epoque) que l'on remettait en fin d'année scolaire aux élèves méritants.

certificat d'etude de Marcelline 1919/1920


    Elle rêvait de devenir couturière mais le destin en avait décidé autrement. Alors qu'elle est en apprentissage,  elle fait la connaissance d'un beau jeune homme. Ils tombent amoureux. Après accords des familles,  ils se marient à Venansault le 12 mai 1925, elle devient ainsi l'épouse de Maurice, Paul BARRETEAU. De cette union naîtra bientot le petit Alcime, Maurice, Marcellin, le 21 Mars 1926. le bonheur sera de courte durée car son époux, Maurice tombe gravement malade.

    Son état empire rapidement, il s'agit de la Fièvre typhoïde, rien ne pourra le sauver. Elle se retrouve seule avec un enfant, elle ne peut faire face seule, elle rejoint sa famille et retourne vivre à la ferme.




    1930, la famille est désormais installée a Mouilleron le Captif. Elle croise un beau jeune homme taciturne et un peu sauvage, lui se sent attiré par cette jeune femme en noir, si triste. Il vont se rapprocher, s'aimer et "fauter" comme on disait à l'époque. Seulement voilà, quand on est veuve cela n'est pas correct à l'époque.


la famille Durand vers 1928,1929
marcelline est derrière la plus a doite
son fils Alcime est au premier rang le plus a gauche
  Le temps passe et il va bien falloir trouver une solution
car elle ne va pas tarder a s'arrondir. Les familles conviennent d'un mariage.
    Leur union est célébrée en l'Église de Mouilleron le captif le 26 janvier 1931.  A l'issue de la cérémonie, elle vient vivre dans la famille de son époux.  Le bonheur aurait pu être complet si seulement Gustave ne buvait pas autant. Car malgré son bonheur, celui-ci continue à boire, complément obsédé par cet état d'ivresse qui le désinhibe. Ils auront malgré ces quelques nuages deux charmantes enfants Christiane et Lucette. Elle tombe à nouveau en "éspoir" comme on dit alors, mais la petite 3ème ne naîtra pas en Vendée. L'histoire s'emballe encore, et la malchance les poursuit.
    L'épidémie qui touche les troupeaux, poussent les gens a chercher un coupable, et Gustave est pris pour cible. C'est lui le "mauvais-oeil", et c'est l'épisode du quasi lynchage. Nous sommes en 1933, Gustave charge ses meubles dans un camion, y installe sa femme prête à accoucher, ses deux filles et le petit Alcime qu'il considère depuis toujours comme son fils, et les voilà partis à l'aventure. Ils abandonnent leurs familles respectives, les lieux qu'ils connaissent, les gens qu'ils connaissent, et ils prennent la direction de cette lointaine et inconnue Charente dont leur ont parlé les cousins FOURNIER. Je n'ai jamais su combien de temps ils ont mis, mais à l'époque les routes sont mauvaises et étroites, et les camions sont lents, 50 ou 60 km à l'heure.  Comme ce voyage a du paraître long et douloureux pour cette femme enceinte, et a cette petite famille qui abandonnaient tout pour partir vers on ne sait où, ...


Pérignac
      Le camion va s'arrêter au lieu dit "le maine Buisson" dans la commune de Pérignac, près de Blanzac. Il était temps, dans les jours qui suivent, à peine l'installation est elle faite, que vient au monde leur 3ème fille , Michelle, Georgette, Jeanne VILAIN, le 16 Octobre 1933. C'est la première Charentaise de la famille.

l'histoire continue........

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